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Wilayah Pakistan
| H. 21 Dhu al-Hijjah 1447 | No: 1447 / 34 |
| M. Wednesday, 10 June 2026 |
Budget 2026-2027 : sous prétexte de réformes budgétaires, le FMI sape la capacité productive de notre économie et détériore la situation économique de la majorité de la population, tandis que les dirigeants parlent de «stabilité macroéconomique»!
L'époque où les dirigeants tentaient de dissimuler les diktats du FMI en prétendant que le budget était le fruit de consultations avec les élus, les milieux d'affaires et des efforts des économistes du pays est révolue. Aujourd’hui, le Premier ministre n’hésite même pas à déclarer ouvertement qu’il s’adressera au FMI – c’est-à-dire qu’il demandera son autorisation – pour toute augmentation salariale ou subvention sur les prix de l’électricité et du carburant. La réalité est que, sous le couvert de réformes budgétaires, le FMI gère l’économie pakistanaise dans les moindres détails. Le FMI impose des taxes sur le secteur de son choix, supprime les subventions du secteur de son choix et dicte des changements dans les politiques d’importation et d’exportation quand bon lui semble. Ce sont ces mêmes réformes « proposées » par le FMI et la Banque mondiale qui ont gravement porté atteinte au secteur énergétique pakistanais. Le FMI reste le principal obstacle empêchant l’économie pakistanaise de devenir autosuffisante et de développer une forte capacité de production, la fiscalité excessive et les prix exorbitants de l’énergie jouant un rôle central dans cette destruction.
L’Islam n’autorise pas les mécréants à s’ingérer dans les affaires des musulmans, à les dominer ou à exercer une quelconque influence sur celles-ci. Pourtant, nos dirigeants, agissant selon le programme du FMI, ont fait passer l’objectif fiscal de 362 milliards de PKR en 2000 à environ 15,5 billions de PKR pour l’exercice 2026–2027. Cela représente une multiplication par sept des recettes fiscales en dollars et par plus de quarante-deux en roupies pakistanaises. Malgré ce pillage flagrant des poches de la population, ni le déficit commercial n’a été éliminé, ni le cycle des réformes budgétaires dictées par le FMI n’a pris fin. L’augmentation continue de la pauvreté et la capacité productive limitée de l’économie, malgré vingt-cinq programmes du FMI, constituent pour toute personne rationnelle une preuve suffisante que l’objectif du FMI est de restreindre l’économie pakistanaise, de nous réduire à un maillon de la chaîne d’approvisionnement en matières premières au service des économies occidentales, et d’empêcher le Pakistan de devenir une grande puissance — afin qu’il ne puisse même jamais envisager la grande obligation d’établir la suprématie de l’Islam et d’expulser l’Amérique et l’Occident du monde musulman. Allah (swt) dit dans le Noble Coran, ﴿وَلَنْ يَجْعَلَ اللّٰهُ لِلْكَافِرِينَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ سَبِيلًا﴾“Et jamais Allah ne donnera une voie aux mécréants contre les croyants.” [Sourate An-Nisa: 141]. Pourtant, ces dirigeants ne se soucient ni des commandements d’Allah (swt) et du Messager d’Allah (saw), ni des dispositions de la charia islamique. De même, ils ne se soucient guère du peuple pakistanais, qui continue de sombrer toujours plus profondément dans l’abîme de la pauvreté.
Le Pakistan bénéficie d’une situation géographique stratégique et d’une puissance militaire considérable, ce qui en fait un candidat tout désigné pour diriger le monde musulman. Par conséquent, maintenir le Pakistan dans un état de faiblesse constitue un élément essentiel de la stratégie américaine. C’est pourquoi le secteur énergétique pakistanais a été délibérément mis à mal. Les prix de l’énergie au Pakistan comptent parmi les plus élevés de la région, tandis que les importations d’énergie ne peuvent s’effectuer qu’en dollars et uniquement auprès de pays approuvés par l’ordre mondial dirigé par les États-Unis. Et ce, malgré le fait que du pétrole iranien, abondant et relativement bon marché, soit disponible juste de l’autre côté de la frontière pakistanaise. Dans ce contexte, il convient de se poser la question suivante : hormis l’illusion d’une pression américaine, qu’est-ce qui empêche le Pakistan de satisfaire ses besoins énergétiques grâce au pétrole iranien relativement bon marché, d’autant plus que l’Iran lui-même est confronté à des difficultés pour stocker sa production excédentaire ?
Dans le cadre du nouveau budget, un objectif de 1,7 billion de PKR a été fixé uniquement par le biais de la taxe sur le développement pétrolier (PDL), à l’exclusion des autres taxes et des bénéfices réalisés par les entreprises opérant au sein de la chaîne d’approvisionnement énergétique. Ces coûts énergétiques excessivement élevés ont non seulement imposé un fardeau insupportable à la population, mais ont également rendu les industries pakistanaises non compétitives sur les marchés mondiaux.
Selon l'Islam, non seulement ces taxes sont interdites, mais le secteur de l'énergie relève de la propriété publique et sa chaîne d'approvisionnement ne peut être contrôlée par le secteur privé. Par conséquent, les bénéfices exceptionnels générés dans ce secteur appartiennent à la collectivité et ne peuvent être réservés à une poignée d'entreprises.
Le Messager d'Allah (saw) a dit :, «الْمُسْلِمُونَ شُرَكَاءُ فِي ثَلَاثٍ: فِي الْمَاءِ وَالْكَلَإِ وَالنَّارِ، وَثَمَنُهُ حَرَامٌ» “Les musulmans sont associés dans trois choses : l'eau, les pâturages et le feu ; il est interdit d'en tirer un profit.”(Ibn Majah). Dans ce hadith, le terme « feu (nâr) » est une métaphore arabe (kinaya) désignant le combustible et la puissance (wouqoud).
De plus, les récentes tensions entre l’Iran et les États-Unis ont démontré que ces derniers sont incapables de contrôler pleinement même un pays comme l’Iran. Par conséquent, si le Pakistan, avec ses forces armées — qui sont déjà présentes dans le monde arabe —, venait à s’unir à d’autres pays musulmans sous l’égide d’un Califat (Khilafah), la question énergétique pourrait être résolue de manière définitive. En effet, dans de telles circonstances, le Califat serait en mesure d’influencer directement les prix mondiaux de l’énergie, d’autant plus que bon nombre des routes maritimes les plus importantes au monde traversent des territoires musulmans. Cet objectif ne peut être atteint que par l’instauration du Califat au Pakistan.
Tous ces arguments montrent que l’élite dirigeante actuelle est incapable de penser au-delà du cadre des politiques américaines. L’économie pakistanaise n’a pas simplement besoin de quelques réformes ; elle nécessite le rejet de l’ensemble du modèle capitaliste libéral et du programme du FMI ancré dans le consensus post-Washington. L’alternative à ce système réside dans l’instauration du Califat au Pakistan, pour laquelle le Hizb ut-Tahrir (حزب التحرير, Parti de la Libération) a déjà présenté à la Oumma un programme détaillé inspiré du Noble Coran et de la Sounna prophétique.
Aujourd’hui, la situation a atteint un point où les économistes, les décideurs politiques, les dirigeants et l’élite pakistanais sont incapables de proposer au peuple ne serait-ce qu’une nouvelle source d’espoir. Le système actuel a été complètement démasqué, et son effondrement final est inévitable. Plus tôt cela se produira, plus tôt il y aura l’espoir d’une fin aux épreuves endurées par le peuple. Le verdict est déjà prononcé : « Game Over ». La question est de savoir si les détenteurs du pouvoir militaire et de la protection (ahl ul qouwa wal man’a) au Pakistan ont la capacité de le voir et d’en comprendre les implications. Allah (swt) dit :, ﴿وَلَوْ أَنَّهُمْ أَقَامُوا التَّوْرَاةَ وَالْإِنْجِيلَ وَمَا أُنْزِلَ إِلَيْهِمْ مِنْ رَبِّهِمْ لَأَكَلُوا مِنْ فَوْقِهِمْ وَمِنْ تَحْتِ أَرْجُلِهِمْ﴾“S’ils avaient appliqué la Thora et l’Evangile et ce qui est descendu sur eux de la part de leur Seigneur, ils auraient certainement joui de ce qui est au-dessus d’eux et de ce qui est sous leurs pieds.” [Sourate Al-Ma’idah: 66].
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